mercredi 21 février 2007

# 15 - INDE : CONCLUSION


# 15 - INDE : CONCLUSION
Notre voyage du 11 janvier au 21 fevrier 2007 :


Provinces du Gujarat, Rajasthan, Uttar Pradesh, Madhya Pradesh, Delhi et Bombay


Qu’est-ce qui nous a touches en Inde ?

Tout d’abord nous avons ete touches par l’accueil et le sourire des Indiens.


Nous garderons longtemps en memoire les contacts chaleureux, les echanges instructifs et la generosite des populations a notre egard : un jus de canne a sucre offert par un pelerin a Junagadh, la multitude de boissons que les enfants de Jodhpur nous ont proposee, les massala chai offerts par l’agence de voyages d’Udaipur, le dejeuner partage avec une famille de Pushkar, la discussion sous la tente avec le Baba de Benares, la danse dans la rue avec les amis du marie a Jaipur, les discussions avec les gerants de guest-houses ou de restaurants et meme avec des touristes indiens ou etrangers d’origine indienne que nous avons pu croiser sur notre chemin. Merci a eux pour tous ces instants precieux partages.

Petite ombre a ce tableau : les sollicitations dont nous avons fait l’objet dans les zones touristiques (Jaipur, Agra et Fathepur Sikri principalement) et qui sont plus difficilement supportables dans la duree (6 semaines pour nous). Impossible dans ces endroits de faire 5 metres afin de se promener ou meme de rester contemplatifs dans la rue sans que des conducteurs d’autorickshaws, des vendeurs ou autres guides nous entourent et nous proposent mille services dont nous n’avons ni envie ni besoin…
Il faut bien avouer que nous avons trouve ceci tres pesant, meme si nous comprenons bien qu’il ne s’agit pour tous ces gens que de gagner leur vie.

L’autre caracteristique de l’Inde reste a nos yeux les couleurs sublimes et si vivantes qui nous ont charmes tout au long de nos ballades : les saris multicolores, les maisons, les temples, les poudres de couleur, les etales des marches. Les rouges, les oranges, les jaunes, les bleus, les verts mettent des touches de gaiete et de joie dans tout le paysage et rappellent les couleurs sublimes des couchers et levers de soleil indiens.

Et puis que dire de toutes ces fabuleuses richesses qui demontrent une reelle civilisation : palais des maradjahs et des maharanas, forts des rajputs, temples jains et hindouistes, architectures pour certaines d’influence moghole, chinoise, portugaise ou encore anglaise, artisanat tres riche. La culture indienne aujourd’hui se retrouve partout : cinema bollywoodien a l’eau de rose avec des chansons et des choregraphies bien specifiques, musique indienne (tres peu de pop anglaise, par exemple), vetements et bijoux traditionnels…

Malheureusement, les villes d’aujourd’hui se developpent a vitesse grand V pour faire face aux besoins d’une demographie galopante, parfois en depit du bon sens et laissent finalement peu de place a un cadre de vie agreable pour ses habitants. Les nuisances sonores (klaxons permaments) et la pollution automobile rendent les villes fatigantes, surtout aux heures les plus chaudes.
Nous avons note un tres faible service public : ramassage des ordures inexistant ou aleatoire, alimentation en eau souvent a l’aide de pompes, meme dans certaines villes, coupures de courant quotidiennes, a heures fixes pour certaines, education publique payante, mauvais entretien des infrastructures routieres et des bus publics, couvertures medicale et de retraite deficientes. Outre ces enjeux d’urbanisation, le probleme auquel doit faire face le pays semble etre social : le regime des castes, de fait encore en vigueur malgre la volonte officielle de le supprimer, est a notre sens a l’origine d’inegalites et de contraintes peu compatibles avec la vie moderne.

En tant que touristes, nous avons traverse plusieurs regions sans aucune difficulte et cotoye des gens d’origines, de confessions et de castes diverses, toujours avec le meme plaisir et le meme enchantement.

Bref, l’Inde est pour nous une terre de contrastes que nous resumons ainsi : des habitants merveilleux, un pays photogenique, une culture traditionnelle preservee, un passe riche d’histoire et de reels enjeux sociaux et urbains pour l’avenir.

Nous vous conseillons d’y venir sans a priori, avec une grande ouverture d’esprit, pret a remettre en cause certaines de nos convictions occidentales afin de mieux vous impregner de tout ce que ce pays a a offrir. En tout cas, une chose est certaine ; nous, nous reviendrons.

Sites a ne pas louper pour un touriste (classes par ordre chronologique)

- Les voilages humides du ciel de Bombay, a l’aube depuis India Gate et au crepuscule depuis Chowpatty Beach
- La majestueuse colline de Palitana ou se cotoient des centaines de temples jains et hindouistes, au bout d’une belle montee de 3200 marches
- Les ruelles chargees d’histoire de la vieille ville d’Ahmedabad a decouvrir alors que ses habitants sont encore endormis
- Le tres romantique lac Pichola de Udaipur et ses rives bordees de palais et de havelis (villas)
- La magnifique ville bleue de Jodhpur surplombee par l’incontournable fort de Meranghar
- Le calme et la serenite des ghats (les marches d’escalier) du lac sacre de Pushkar
- Le dedale de couloirs du fort Amber qu’empruntait le Maradjah pour rejoindre ses epouses et le Palais des Vents de Jaipur
- Les sites majesteux d’Agra : le Taj Mahal, le mausolee d’Akbar, le “baby Taj” et le Fort Rouge
- La cite imperiale et la mosquee de l’ancienne capitale de l’Empire Moghol d’Akbar a Fathepur Sikri
- Les tres erotiques et tres surprenants temples de Khajuraho, village reposant perdu dans la campagne
- L’expression de la vie indienne dans toute sa diversite sur les ghats du Gange sacre a Benares (Varanasi)

Aspects pratiques


Il est tres facile de voyager en Inde par ses propres moyens, et ce, en toute securite. Ici tout est possible ! D’ailleurs nous y avons conclu qu’il n’y a jamais de problemes mais qu’il existe bien souvent des solutions satisfaisantes. Pour aider le destin dans le bon sens, on pourra tout de meme s’aider d’un guide de voyage : nous vous recommandons le Lonely Planet qui est tres bien fait et nous a ete precieux.

Transport
Presque tout peut etre utilise, du velo a l’avion, en passant par le car, le train ou le rickshaw. Cependant on evitera soigneusement de conduire soi-meme sur de longues distances pour des raisons de securite routiere. On privilegiera les cars prives aux cars gouvernementaux pour beneficier d’une place assise garantie et de la soute pour les bagages, un confort non negligeable pour un prix identique.
Il faut prevoir une moyenne de 40 km/h en terrestre, soit environ 6 a 8h pour rallier une ville distante de seulement 300 km.

Hebergement
Tout se trouve, de la guest house tres bon marche a l’hotellerie de luxe ou les prix sont affiches en dollars et non en roupies. On vous recommande les hotels du milieu de gamme d’un bon rapport qualite / prix tels que les villas ou havelis qui ont souvent le charme des contructions traditionnelles et qui beneficient d’un personnel souvent tres accueillant.
Il est judicieux d’emporter avec soi un telephone mobile debloque. Avec une carte SIM achetee localement, il est tres facile de reserver sa chambre en donnant son nom. Parfois, il vaut mieux s’y prendre quelques jours a l’avance pour etre sur d’aller dans l’hotel de son choix, le guide du Lonely Planet etant tres largement utilise par les touristes. Sur 6 semaines, une seule deconvenue (incomprehension ou surbooking ?) : c’est tres peu !

Restaurant
Il est tres facile de manger en Inde du Nord pour peu que la cuisine epicee (et non pimentee) et les legumes ne vous effraient pas. On peut manger bien pour pas cher. On peut aussi manger tres bien pour un prix un peu plus eleve mais tres raisonnable tout de meme. En 6 semaines, nous avons mange de la cuisine locale tous les jours, n’avons ete decus que 3 fois et malades qu’un seul jour (dans un endroit touristique… evidemment) : plutot de bonnes statistiques, non ?

Sorties
Nous avons ete une fois au cinema (attention, tout est en hindi, sans sous-titres) : c’est une experience que nous vous recommandons vivement.
En journee, nous recherchions parfois un peu de calme au sein d’un hotel tout en profitant de son roof-top (des vues parfois sublimes), de sa terrasse ou de son bar. Il ne faut par contre pas esperer une vie nocturne trepidante, ce qui n’est nullement genant pour quelques semaines de voyage.

Langues
Dans les zones que nous avons traversees, l’anglais est assez communement parle. Pas de souci de ce cote-la. Comme il subsiste quelques incomprehensions dues aux accents respectifs et au vocabulaire limite de certains, vous aurez sans aucun doute votre quota d’anecdotes croustillantes qui font partie des joies du voyage. Gardez en memoire que les fameux “yes-yes” passe-partout veulent souvent tout dire sauf “oui”… Recouper les informations est donc un reflexe d’auditeur a acquerir et peut vous eviter bien des mesaventures.

Modes de paiement
Les distributeurs de billets DAB (ATM en anglais) sont implantes largement. C’est le plus pratique.

Bagages & lessive
Nul besoin de se charger. On trouve de tout. Pour pas cher. Surtout des vetements, adaptes au climat local.
Nul besoin de sac a dos quand on ne fait pas de treck, les roulettes des sacs passent partout.
On peut donner son linge a une laundry qui s’occupera meme du repassage (preferez tout de meme des vetements auxquels vous ne tenez pas trop, d’ou l’interet, aussi, d’acheter du local).

Notre prochaine etape : la Thailande.

Celine et Kim

dimanche 18 février 2007

# 14 - BENARES - Holly Ganga


# 14 - BENARES - 18 fevrier 2007

Benares, derniere etape de notre periple indien, est sans aucun doute la meilleure destination pour achever la decouverte de l'Inde du nord. Il s'agissait en tout cas d'une ville fort attendue et nous n'avons nullement ete decus.





Benares ou Varanasi, nee de l'union des fleuves Varuna et Assi, est une cite d'or et sacree ou la ferveur religieuse est palpable. La magie opere...






Que dire en effet devant la beaute spectaculaire des ghats dores par la lueur du levant ou les Indiens viennent au premieres heures du jour se laver, prier ou faire la lessive, colorant ainsi encore plus les marches de pierres ?





Comment ne pas etre envoute par la magie des petites bougies voguant tranquillement sur le Gange (Ganga en hindi), a l'aube comme au crepuscule, vers la promesse d'un bon Karma ?






Enfin comment ne pas etre tout simplement touche par la vie - dans ce qu'elle a de plus etendu - dont est paradoxalement emplie toute la cite pourtant bien connue pour ses cremations ?






Ici l'on prend conscience que la mort fait aussi partie de la vie et les cremations au bord du Gange (sur des ghats differents selon les castes des defunts) cotoyent les jeux d'enfants, les bateaux emplis de touristes, les bains quotidiens...




Comme il est surprenant de voir s'elever ces grandes flammes de buchers au bord de l'eau sacree, dans l'espoir que les corps souilles par la vie soient purifies et que l'ame des defunts puisse enfin etre liberee du cycle des reincarnations et atteindre le Nirvana. Cependant ne sont pas concernes par cette purification les plus purs a savoir les enfants de moins de 16 ans, les femmes enceintes et les Sadhus (religieux), voire les animaux ; ceux-ci sont tout simplement plonges dans le Gange sacre, le coprs leste par une pierre.

Cette proximite avec la mort surprend nos convictions mais n'est finalement pas choquante : ici la mort semble mieux acceptee qu'en occident ou elle est beaucoup plus cachee (meme si les femmes n'assistent pas aux cremations, leurs pleurs etant susceptibles de perturber l'ame du defunt...). Neanmoins la vision de ces pieds depassant du bucher troubleront sans doute encore longtemps nos memoires...


Sans contradiction aucune, Benares respire donc la vie et les multitudes de couleurs qui l'emplissent ne font que renforcer cette impression.







Couleurs des linges soigneusement alignes qui sechent sous le soleil matinal des ghats, teintes orangees portees par les Babas (religieux) au ventre parfois bien bombe et a l'oeil rigolard, couleurs des temples, des Dieux, des marches des ghats...





Comme nous l'avons lu dans un beau carnet de voyages dedie a Benares que le patron du Lotus Lounge (voir ci-apres) nous a montre, si les Indiens avaient pu ils auraient sans doute colore aussi le Gange en orange, mais finalement le soleil a son reveil s'en charge tout seul !




Ici tout inspire donc quietude et serenite et, paradoxalement, nous y sommes beaucoup plus au calme que dans d'autres villes touristiques (Jaipur, Agra et Fathepur Sikri pour ne pas les nommer). Est-ce du a la spiritualite dans laquelle le Gange baigne la ville ? En tout cas on s'y sent bien et il fait bon se perdre dans ses ruelles ou longer ses longs ghats.




On se laisse vite prendre par le rire des enfants de Benares, passes experts dans l'art de nous initier a de nouveaux jeux : toboggans de fortune sur les pentes de certains ghats, pistes de billes dans le sable et bien sur cerfs-volants aux cordes longues de plusieurs dizaines de metres qui s'emmelent parfois dans les rames des bateaux, cricket...



Reste que le systeme des castes est plus pregnant ici qu'ailleurs. L'incineration coute cher eu egard au prix du bois. Selon la caste d'appartenance, la cremation n'a donc pas lieu au meme endroit. Les plus pauvres, qui ne peuvent pas faire appel aux usages traditionnels, doivent meme etre incineres dans un crematorium electrique mis a leur disposition par la ville...




Comme nous l'avons dit, Benares est une ville sainte mais les religieux hindouistes sont bien loin des images austeres que nous pouvons avoir des representants des Dieux monoteistes sur terre. C'est ainsi que nous avons fait la connaissance d'un Baba tout d'orange vetu, venu nous chercher sur les bords du Gange. Avec ses longs cheveux noirs boucles, ses colliers de Shiva autour du cou et ses deux incisives du haut en moins il a une bouille sympathique ; il entreprend de nous emmener sous sa tente afin de nous expliquer son mode de vie, difficile.

Il a 42 ans et on lui en donnerait facilement 10 de plus ; il vit cette vie depuis 32 ans. Il se deplace de ville en ville, prodigue ses conseils et accorde son ecoute aux croyants contre quelques dons en nature ou numeraires ; il vit exclusivement de la charite. Chaque jour il prit, fait du yoga, medite, partage avec les autres, hindouistes ou non.



Tout dans la tente est organise autour du foyer central, sacre ; il ne faut rien y poser. La cendre est parfois utilisee par les Babas pour s'en enduire le corps ; elle sert aussi a marquer le front apres la priere.





Notre hote nous offre un the au gingembre (cela occasionnera d'ailleurs une dispute avec le marchand qui voulait lui faire payer plus cher...) et un peu de son repas (chapati, petits pois et...beaucoup de graisse) ; bien mal nous prend d'accepter ces victuailles, nous sommes vite au bord de la nausee tellement c'est gras ! Il nous offre egalement deux colliers dedies a Shiva au terme de notre visite et nous gratifie d'un peu de cendres sur le front.


Il faut savoir que quelques jours avant notre arrivee a Benares, un grand rassemblement religieux s'est tenu, reunissant des milliers de Babas - hommes et femmes meme si elles sont moins nombreuses - sur les ghats de la ville. Ils y ont installe un gigantesque campement orange et tous ces Babas, vraiment cools, n'ont pas encore quitte les lieux.



Ils campent a plusieurs sous la tente, a meme les ghats, et leur communaute a l'air plutot festive : ils parlent, dansent, mangent, fument ensemble. Ils ont vraiment l'air d'etre de bons vivants et cherchent le contact avec tous, y compris les occidentaux. Ceci nous permet en tout cas de comprendre beaucoup de choses sur le mode de vie indien.



Nous avons beaucoup aime Benares et sommes heureux d'y avoir acheve notre voyage car le spectacle de la vie y est fascinant. Ne croyez pas les guides de voyage qui vous mettent en garde contre de multiples dangers ; il faut y aller et se laisser porter par l'ambiance et la spiritualite de la belle cite. On ne peut pas l'oublier...




Celine et Kim

Si vous souhaitez prendre une agreable pause a Benares, sur une terrasse au bord du Gange, allez sans hesitation au Lotus Lounge (14/27 Mansarowar Ghat).

Ce restaurant propose une cuisine innovante melant Inde et Occident (il faut dire que ses proprietaires sont une Allemande et un Indien), le tout dans un cadre exceptionnel : terrasse ombragee avec des tables ou coussins poses a-meme le sol. Ici il fait bon se resourcer et discuter avec les proprietaires qui sont fort sympathiques.

mercredi 14 février 2007

# 13 KHAJURAHO - A Valentine day in erotic temples



# 13 KHAJURAHO - 14 fevrier 2007 - A Valentine day in erotic temples



Le hasard fait parfois bien les choses : nous arrivons le 14 fevrier, jour de la Saint Valentin, a Khajuraho, cite ou se trouvent de magnifiques temples dont bon nombre cachent de fort jolies et non moins suggestives sculptures erotiques !



Attention tout de meme, ne vous imaginez pas que tous les murs sont revetus de fresques coquines. D'abord tous les temples n'en sont pas dotes - et nous avons bien fait le tour de tous les temples de Khajuraho pour nous en assurer (a velo mais c'est une autre histoire) - et une fois qu'il y en a, ce n'est pas tout : il faut bien lever la tete et les trouver !




Par egard pour le jeune public susceptible de consulter notre blog, nous ne mettrons pas de photo des sculptures les plus osees. Cependant, si vous etes interesses, nous pouvons toujours vous les adresser ; vous constaterez qu'a l'epoque les Indiens avaient deja beaucoup d'imagination...





Khajuraho nous rappelle a bien des egards Pushkar que nous avons tant appreciee : il s'agit d'une petite ville avec un lac et des ghats. Le coucher de soleil y est d'ailleurs magnifique. C'est un tres bel endroit pour se reposer et profiter de la nature. Il y a d'ailleurs des parcs naturels non loin de la, avec parait-il quelques tigres.





Elle est egalement tres calme, enfin ce doit etre le cas habituellement car le 2eme jour de notre sejour a debute une fete qui, comme chaque rassemblement ici, draine une multitude d'Indiens des environs !






Ils viennent ici par des moyens de transport tres varies : deux roues colonises par 4 ou 5 membres d'une meme famille, le petit dernier dormant parfois entre deux passagers, camions agricoles reconvertis pour l'occasion, bus remplis auxquels certains s'accrochent, a pieds pour certains.






Nous assistons donc a une feerie de couleurs (saris obligent) et a des rassemblements religieux pour certains assez troublants comme ces hommes qui se roulent par terre ou ces femmes qui marchent en procession, se couchent sur le sol, puis se relevent en direction des temples.




Ils viennent non seulement pour voir les temples (comme quoi nous n'etions pas les seuls a etre interesses) mais aussi pour participer a la fete foraine et la foire situees non loin. Pour notre part nous avons prefere ne pas nous risquer dans les grandes roues malgre notre amour immodere pour les maneges a sensation, et ce pour des raisons evidentes de securite (vu la vitesse a laquelle elles tournaient cela n'inspirait vraiment pas confiance...).


Pour visiter Khajuraho, quoi de mieux qu'un peu de sport, surtout qu'avec tous les feculents que nous engrangeons ici, nous avons des sucres lents a revendre ! Nous optons donc pour 2 velos, l'option VTT en moins et ca c'est fort dommage quand on voit l'etat des chemins du coin. Resultat, avec des velos qui ont deja bien vecu et qui font des bruits de casseroles des qu'ils passent dans un trou, le pire est a craindre...



Et la, c'est l'accident ! Un ecrou s'echappe d'un des velos et le voila immobilise sur le bas cote, le garde-roue tournant avec le pneu... La, surgi d'on ne sait ou, un gamin vient a la rescousse. Apres quelques minutes l'ecrou est enfin retrouve, remis en place... et le bakshish demande. Decidement, tout se monnaye donc dans ce pays ???!!!




Vous l'aurez compris, notre promenade champetre a la recherche des temples (et de l'ecrou) est des plus sympathiques. Cela nous permet de traverser quelques villages et de voir la campagne environnante, le tout sur ressorts (c'est vrai qu'on avait oublie de vous parler des selles montees sur gros ressorts : c'est sans doute pour amortir le passage dans les trous et cela rappelle vaguement les 'tapes-culs' de notre enfance).



Reste que cette ballade nous aura aussi coute de serieux coups de soleil sur le visage... Moralite, ne jamais sous-estimer le soleil lorsqu'il y a des nuages et ne jamais sur-estimer les couleurs acquises precedemment.






Si la ville est tres agreable et les temples tres beaux, Khajuraho est une ville etonnament chere par rapport a toutes celles que nous avons visitees jusque la (transports, restaurants...). Le tourisme y est somme toute assez recent et l'acces est difficile ; mieux vaut d'ailleurs opter pour l'avion.






Les commercants ne semblent donc pas avoir bien compris les regles de l'offre et de la demande puisqu'ils nous ont tous explique qu'il etait normal de payer plus cher vu qu'il n'y avait pas assez de touristes ici...






Khajuraho nous seduit vraiment par son cote buccolique. C'est en effet le premier endroit ou nous trouvons tant d'espaces verts si bien entretenus. Les temples sont sont tous au milieu de l'herbe et des fleurs ; certains donnent meme sur la campagne et les champs. C'est une bonne bouffee d'air pur et un plaisir pour les yeux.




Un restaurant a meme eu l'idee d'installer, en face des temples principaux, une table dans un arbre ! C'est un point de vue magnifique pour contempler le soleil couchant sur les temples et accessoirement le 'son et lumiere' local, le singulier n'etant nullement abusif pour ce que nous avons pu en voir... Dommage que la cuisine n'y soit pas fameuse ; un bon chai masala devant les temples vers 17h30 y est donc nettement suffisant.



Avant de quitter cette agreable etape, une photo de notre 'laundry man' affaire a repasser quelques vetments a l'aide de son fer a charbon. C'est aussi ca l'Inde, des milliers de petits metiers que nous avons oublies depuis fort longtemps mais auxquels nous faisons regulierement appel ici. Merci de nous offrir autant de services divers et varies !




Question / Reponse :

Afin de repondre a une recente question, et la description faite de Khajuraho le prouve encore, nous avons finalement vu tres peu de signes d'industrialisation dans les zones visitees. Nous avons vu un site chimique dans le Gujarat et un site de production d'electricite en aterrissant a Delhi, ce qui est fort peu. Une seule conclusion s'impose : nous n'avons pas du visiter les bonnes regions de ce point de vue la, ceci etant nous avons fait beaucoup de kilometres et ce par des modes de transport tres varies...


Pour ce qui est des delocalisations, nous en avons donc peu vu la trace. Nous savons que pour tout ce qui est informatique - et il y a beaucoup de delocalisations/externalisations dans ce domaine - il faut aller a Bangalore, plus au sud du pays ; pour la petite anecdote on nous a meme raconte que les Indiens n'y parlaient qu'anglais et ne connaissaient pas l'hindi...





Celine et Kim