vendredi 17 août 2007

# 69 – MALACCA – Les maisons multicolores




# 69 – MALACCA – 17 août 2007 – Les maisons multicolores


Seule ville étape de notre trop court séjour en Malaisie, Malacca, située sur la route menant à Singapour.



Il s’agit d’une petite cité portuaire au passé prestigieux compte tenu de son positionnement stratégique dans le commerce des épices. Très tôt les marchands venus d’Inde, du Moyent-Orient, de Chine puis d’Europe sont venus commercer puis s’établir dans cette ville colorée.


Outre les vestiges portugais, hollandais et britanniques plus ou moins bien conservés, c’est surtout le quartier chinois de la ville qui se doit d’être visité. Un peu comme Hoi An que nous avions tant aimée lors de notre séjour vietnamien, les petites rues ne sont que succession de maisons commerçantes chinoises pour la plupart très joliment décorées.

Mais il ne faut surtout pas s’arrêter devant la porte de ces petites maisons qui ont l’air si simple et ne paient pas toujours de mine faute d'entretien.



Il faut y entrer ! Et ce n’est pas si difficile car bon nombre d’entre elles sont ouvertes au public puisqu’elles renferment souvent hôtels, boutiques ou encore musées.

Une fois à l’intérieur de ces étroites maisons aménagées avec soin, c’est la surprise devant l’espace qui s’ouvre devant nous. Comment imaginer de l’extérieur que ces habitations, qui servaient également d’ateliers et de boutiques, soient aussi longues ?

Sur plusieurs dizaines de mètres se succèdent des pièces en enfilade, séparées – pour certaines – les unes des autres par de très jolies cours intérieures souvent ornées de fontaines.


Un peu comme les maisons de la Médina de Marrakech qui ne révèlent leur beauté qu’une fois qu’on y a pénétré, les maisons de Malacca cachent leurs secrets derrière la simplicité de leurs façades.


La recherche de ces beautés cachées présente d’ailleurs un avantage indéniable...



Celui de parcourir les ruelles de la ville et d’admirer les détails des maisons et temples dont les décorations, peintures, sculptures et pignons valent de s’intéresser au moindre détail. Surprenantes peintures rouges sur un mur blanc, drôles de dragons posant sur un toit, jolies peintures chinoises sur un volet… tout est sujet à exclamation et étonnement.



Un musée fort intéressant retient également toute notre attention, comblant notre réelle méconnaissance de l’histoire des navigateurs chinois.







Plus de 60 ans avant Christophe Colomb, ceux-ci sont en effet, partis avec une flotte de plus de 200 navires, dont le plus important était tout de même six fois plus grand que celui qui a permis d’arriver en Amérique, soit quelques 130 mètres sur l’eau.



Cela laisse rêveur quant au gigantisme chinois, déjà perceptible…


Surtout qu'il semblait tourné, non pas vers les conquêtes territoriales, mais vers l’établissement de relations commerciales avec l’Asie du Sud-Est, l’Inde, le Moyent-Orient et même l’Afrique. C’est d’ailleurs ainsi que le maître d’œuvre des sept expéditions menées sur près de 30 ans, Cheng Ho, est presque déifié dans certaines des régions qu’il a visitées pour son sens de la diplomatie et l’aire de paix qu’il a contribué à instaurer.



A côté de ce retour vers le passé auquel Malacca nous invite, il s’agit d’une ville pleinement ancrée dans son siècle.



Les centres commerciaux y fleurissent un peu partout et offrent une foule d’activités : salle de jeux vidéo, bowling, cinéma et même cabine à karaoké (ça c’est plutôt une bonne idée car nos oreilles souffrent depuis plusieurs mois de ces karaokés en plein air dont les interprètes seraient dignes de passer au bêtisier de La Nouvelle star).

Et une séance de cinéma, une !


Merci au nouveau dessin animé Disney-Pixar « Ratatouille » - ce mot décidément imprononçable pour qui n’est pas Français, d’où le nécessaire sous-titre « Ra-ta-too-ee » - qui nous a permis de retrouver les délices de la cuisine française… par la pensée uniquement.

Car pour ce qui est de la cuisine, la Malaisie ne nous gâte pas trop. Manque de chance ? Sans doute, car nous ne pouvons croire que ce soit le seul pays d’Asie où il ne soit pas possible de bien manger.



Toujours est-il que, de dépit, nous finissons notre première soirée dans un Burger King, c’est dire… Heureusement, la découverte d’un Food center, ces lieux où l’on trouve une multitude de petits restaurants proposant cuisine indienne, malaise, chinoise voire occidentale et situés autour des tables où l’on peut se placer librement, nous permet de bien vite nous rattraper.

Autre spécialité locale, le café de Malacca.


Ce breuvage étrange est composé de 70% de café (c’est déjà ça) et de 30% de sucre, de sel et de… margarine. Un souvenir du « Père noël est une ordure » et des fameux doubitchous de Monsieur Preskovik ?





C’est vrai que c’est un peu lourd à digérer et qu’il ne faut pas en abuser, mais cela peut se tenter. En tout cas nous, nous avons testé mais nous en resterons à l’expresso à l’avenir puisqu’il est désormais très facile d’en trouver dans toute l’Asie.



Céline et Kim



PS : pour séjourner à Malacca nous vous conseillons un très agréable « homestay », le Twenty. Dans cette maison traditionnelle totalement rénovée du quartier chinois, vous pourrez trouver de jolies chambres spacieuses et modernes, un salon où il est possible de s’installer comme à la maison et une cuisine où faire griller ses toasts pour le petit-déjeûner.


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